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Clôture des états généraux de la jeunesse : Entre recommandations et engagements

dimanche 19 novembre 2017, par Pascal YE

Après 72 heures de réflexion sur le thème « Quelle gouvernance pour une contribution optimale de la jeunesse au renouveau politique, économique et social du Burkina Faso », l’heure est à la restitution des conclusions des travaux des états généraux de la jeunesse. La cérémonie de clôture a eu lieu ce samedi 18 novembre 2017 à la salle des banquets de Ouaga 2000 et présidée par le président du Faso. Cérémonie au cours de laquelle les jeunes ont une fois de plus soumis leurs doléances aux autorités et pris des engagements à contribuer au développement de leur pays.

« Ça y est maintenant. Ils ne peuvent plus dire qu’ils ne pas au courant de nos préoccupations. Le patron même a reçu le rapport himself et devant tout le monde » a marmonné un jeune en sortant de la salle des banquets de Ouaga 2000 pour la photo de famille avec les autorités à l’issu de la cérémonie de clôture des états généraux de la jeunesse ce samedi 18 novembre 2017. Des propos qui laissent imaginer la grande attente de toute la jeunesse mobilisée à ce forum quant à la satisfaction de leurs attentes formulées et reformulées dans un rapport à l’issu de cette grande messe qui a été dite en leur intention.

En tout cas, la messe semble avoir été dite comme il se devait puisqu’aucune incidence majeure n’a été constatée à en croire le service d’ordre, que dis-je les organisateurs. Aucune étape n’a été sauté, et mieux, l’éclat de la célébration a été rehaussé par la présence effective du président du Faso. Les intentions de prières sont multiples et multiformes et adressées non seulement aux pouvoirs publics mais aussi aux partenaires techniques et financiers.

A l’endroit des pouvoirs publics, les recommandations des jeunes sont entre autres :

- l’élaboration d’une stratégie nationale de mise en œuvre de la Décennie africaine pour la formation et l’emploi des jeunes dans les domaines professionnel, technique et entrepreneurial (2018-2027) ;

- la réduction du coût d’accès à la formation professionnelle dans la recherche de l’équité ;
- l’orientation et la valorisation du volontariat dans le sens de la fixation des jeunes dans les terroirs ;
- l’octroi d’au moins 30% du budget national à la promotion de l’éducation et de la formation ;
- la prise en compte le genre dans les projets et programmes destinés aux jeunes ;
- la redéfinition et l’approfondissement des initiatives, des actions et des cadres de dialogue avec la jeunesse.

Les recommandations portent également sur la promotion d’une bonne communication et une bonne gouvernance dans le secteur de la jeunesse ; l’amélioration et l’intensification des offres de services pour les jeunes ; la moralisation de la gouvernance foncière et agraire à travers la mise en place des unités communautaires de veille et de suivi de l’exploitation du patrimoine foncier national ; la promotion de l’entrepreneuriat agricole et la vulgarisation des résultats de la recherche et de l’innovation, mais surtout la révision du système d’évaluation dans les universités publiques… Ce sont au total 32 recommandations qui ont été faites aux pouvoirs publics.

A l’égard des partenaires techniques et financiers les jeunes ne demandent que deux choses :
- l’organisation de rencontres d’échanges, directs et inclusifs, périodiques ou ponctuelles entre les partenaires techniques et financiers et les populations des localités dans lesquelles ils interviennent ;
- le renforcement du suivi/évaluation des projets dans les différents domaines d’intervention.

Des résolutions et engagements des jeunes

Outre les recommandations, les jeunes ont également, par la voix de leur porte-parole, Florence Nignan, pris des résolutions et des engagements qui ont été également matérialisés dans le rapport. Ainsi au sortir de ces états généraux, les jeunes se sont engagés à se regrouper en structures faîtières et/ou par objectif (écologie, santé, environnement, socioéducatif, etc.) en vue de mieux accompagner les politiques de développement à l’échelle nationale et régionale, à prendre une part active à la mobilisation totale dans la lutte contre l’incivisme, l’extrémisme violent et la lutte contre l’insécurité et toutes les formes d’agression contre le pays, à veiller à mériter et à renforcer le leadership des jeunes dans la vie de la nation.

Les participants ont par ailleurs exprimé leur ferme détermination à respecter et à travailler à faire respecter les valeurs démocratiques d’intégrité, d’honnêteté et de probité des mouvements et associations de jeunesse (MAJ) au sein de la société, à observer les bonnes pratiques de gouvernance associative (équité, probité, exemplarité, responsabilité, transparence et redevabilité) et surtout à assumer pleinement les responsabilités à leur confier.

A noter qu’en plus de la remise officielle du rapport des travaux de ce forum au président du Faso, la cérémonie de clôture a été également marquée par le lancement d’un site web de la jeunesse www.jeunesse.gov.bf et la remise symbolique de chèques à dix jeunes pour le financement de leurs « projets innovants ».
Le ministre en chargée de la Jeunesse Smaïla Ouédraogo, se réjouissant de la ponctualité et de l’assiduité des participants aux travaux de ce forum, a encouragé les jeunes à être des relais d’informations auprès de leurs pairs. « Il est indispensable que nous sachions que quand on t’envoie, il faut savoir s’envoyer » a-t-il lancé à l’endroit des participants.

Et selon son collègue de la Côte d’Ivoire, ces états généraux ont été une opportunité pour les deux de travailler à opérationnaliser le fonds d’intégration de la jeunesse des deux pays. « Il était question véritablement au cours de ce séjour de pouvoir mettre en œuvre toutes les initiatives qui ont été envisagées dans le cadre du traité d’amitié et de coopération en occurrence la mise en place d’un fond d’intégration pour la jeunesse des deux pays, mais aussi la mise en place d’un guide de civisme et de citoyenneté » a confié le ministre ivoirien en charge de la jeunesse, Sidi Tiemoko Touré, présent à la cérémonie de la clôture.

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a, dans son discours rassuré les jeunes que leurs préoccupations ont été « bien écoutées et bien entendues ». « Nous allons les traduire en réalité » a-t-il déclaré avant d’interpeller le ministère en charge de la Jeunesse à faire en sorte que le comité de suivi puisse être mis en place rapidement pour la concrétisation des engagements. « On doit avoir des comptes-rendus, des réponses à donner aux jeunes et les informer sur l’ensemble du territoire national » a poursuivi le chef de l’Etat. Et d’interpeller les jeunes : « Nous voulons avoir une jeunesse qui est consciente, qui prend en compte l’intérêt de son pays et également ses propres intérêts qui sont de se développer et participer de façon active au développement de ce pays et cela dans le respect des valeurs de notre société, l’intégrité, la solidarité, l’envie et l’engagement dans le travail ».

Des jeunes optimistes au sortir de ce forum

« Nous avons espoir parce que notre ministre est très engagé. Il a été présent durant ces quatre jours et le président s’est montré très engagé pour les jeunes. Il est prêt pour nous et nous avons espoir » a indiqué Florence Nignan, membre de la délégation du Centre. Même son de cloche chez Laetitia Ky qui s’est réjouie de la qualité des échanges lors des travaux. Pour elle, la parole a été véritablement donnée aux jeunes. « Ce sont les jeunes qui ont élaboré le rapport. Ce n’est pas quelque chose qu’on est venu imposer aux jeunes » a-t-elle précisé.

Pour Jean Pascal Sey, jeune ressortissant de la Côte d’Ivoire, la participation de son pays à ces états généraux fut d’une grande importance en ce qu’elle a permis le partage d’expériences entre jeunes ivoiriens et burkinabè. « L’espoir est permis » soutient-il : « Je suis sûr que les gouvernements que nous avons en Afrique sont conscients de l’épanouissement de la jeunesse et réagiront à la suite de ces états généraux ».

Plus de 900 jeunes venus des 45 provinces du Burkina Faso, des délégués de la diaspora, des délégués des communautés étrangères résidant au Burkina ont pris part ces états généraux de la jeunesse tenus du 15 au 18 novembre 2017.

Maxime Jean-Eudes BAMBARA
Lefaso.net

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