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Les sœurs Sanfo, un parcours « SANS FAUte » avec à la clé des Doctorats et des honneurs pour le Burkina Faso !

dimanche 15 juillet 2018, par Pascal YE

Parties en France pour leurs études depuis près d’une décennie, les sœurs Fatimata Nafissétou et Malicka SANFO, ont brillamment décroché leurs doctorats dans le domaine de santé. L’une en pneumologie et l’autre en pharmacie et plus précisément dans la biologie médicale. Elles viennent ainsi d’honorer une fois de plus leur pays, le Burkina Faso et n’attendent pas s’arrêter en si bon chemin…

Et de trois (03) pour le Burkina Faso et les Burkinabè de la diaspora ! Les étudiants du Pays des hommes et « des femmes » intègres inscrits dans les universités en Europe et aux Etats Unies d’Amérique se distinguent de plus en plus parmi les meilleurs. Et avec l’avènement des réseaux sociaux et la révolution numérique, on a des échos des exploits de nos compatriotes qui d’antan dans l’obscurité malgré leurs grandes capacités intellectuelles, commencent petit à petit à faire parler d’eux magnifiant ainsi notre chère patrie.

Le samedi 19 mai 2018, le jeune Mohammed Koanda, de l’université de Buffalo aux Etats-Unis, reçevait le prix du chancelier pour l’excellence 2018 du programme de réussite collégiale de new Settlement auquel il a participé avec brio. Cette distinction honorifique le hisse au sommet des universités des USA et fait de lui le premier Burkinabè à l’avoir reçu dans l’Etat de New York. Mohamed Koanda avait auparavant marqué l’histoire de cette université en sortant major de sa promotion sur 1900 étudiants.

Eduquer une fille c’est éduquer une Nation…

Alors qu’on était toujours dans l’euphorie de cette distinction, on apprend qu’en France deux Burkinabè ont encore récolté des lauriers dans des domaines très sélectifs des études en santé. Les sœurs Sanfo, Fatimata Nafissétou et Malicka, puisque c’est d’elles qu’il s’agit, ont brillamment décroché leurs doctorats et des spécialisations avec des mentions honorables qui font désormais d’elles des exemples à suivre et à promouvoir. La première, Fatimata Nafissétou, elle, est devenue une spécialiste en pneumologie.

Elle a fréquenté le collège des jeunes filles de Loumbila de la classe de 6e à la 3e et le lycée français de la seconde à la terminale. Après, l’obtention d’un baccalauréat série S, elle a intégré la faculté de médecine de Lille en 2008 au sein de laquelle elle a étudié pendant six années consécutives et s’est enfin spécialisée en pneumologie à la faculté de médecine de Tours de 2014 à 2018. C‘est là que Fatimata Nafissétou a brillamment soutenu sa thèse le 23 avril 2018 avec la mention très honorable.

La seconde, Malicka a soutenu avec brio sa thèse le 06 juin 2018 dernier à Lille pour l’obtention du diplôme de docteur en pharmacie spécialisée en biologie médicale. Après les remarques pertinentes d’un jury de haut niveau et les félicitations des jurés, « la petite samo » s’est illustrée avec la mention très bien. Avant cette consécration, il faut dire que la jeune Malicka, comme sa grande sœur, à fait ses armes à l’internat du collège des jeunes filles de Koubri de la 6e à la 3e (2002-2006) et au lycée français pour le second cycle (2006-2009).

Après le Bac, elle est 13e sur 600 candidats au concours d’entrée en première année de pharmacie à l’université de Lille en 2009. Cinq (05) années plus tard, en occupant la 93e place sur 1000 candidats, elle est reçue dans la spécialité de biologie médicale pour laquelle il n’y avait que 150 places au niveau national en France.

Il faut noter qu’au niveau des filières où les sœurs SANFO ont marquées leurs empreintes, le taux de réussite des français serait estimé à environs 15% et ceux des étrangers à 1%. Donc l’on peut s’imaginer, les multiples efforts consentis par ces dignes représentantes de Yennenga, de Djimbi Ouattara, et des milliers de femmes qui se battent au quotidien dans les villages pour faire de nous des hommes et des femmes de valeur.

L’État doit davantage encourager nos étalons de la diaspora...

Désormais nanties de leurs diplômes et spécialisations, Fatimata Nafissétou et Malicka, sont donc prêtes à relever les défis du développement dans leur domaines de compétences tant dans leurs pays d’accueil que dans de leur pays d’origine où les problèmes de santé restent criards. Comme ses aînées ci-dessus citées, l’on se rappelle encore du brillant parcours de la jeune Marilyne Natama, fille du regretté Jean Baptiste Natama, homme politique-écrivain, ancien directeur de cabinet de Madame Zuma à la présidence de la Commission de l’Union africaine, qui fut la première burkinabè à avoir été admise pour des études d’économie à la prestigieuse université américaine de Yale où elle a brillamment décroché, à 22 ans, un Master en Économie Internationale de Développement dont le diplôme lui a été décerné le 22 mai 2017.

Elles sont nombreuses dans nos écoles, lycées et collèges et surtout dans nos familles, dans l’anonymat total et elles n’attendent qu’une seule chose : notre confiance et le coup de pouce nécessaire pour faire briller tout leur potentiel.
Comme elles, les compatriotes vivants à l’étranger constituent une composante importante du capital humain national et un potentiel inestimable en termes d’expertise dans divers domaines à même d’être dupliqué sous nos tropiques pour faire de la culture de l’excellence et celle la de la « Méritocratie », le socle du développement de nos Etats.

Il reste à l’Etat de créer des conditions d’une participation optimale de la diaspora burkinabè au développement socioéconomique du pays et nos osons espérer qu’au sortir du forum de la Diaspora organisé par le ministère de l’Intégration africaine et les Burkinabè de l’extérieur sur le thème « La contribution des Burkinabè de l’extérieur à la construction nationale », les conclusions ne resterons pas dans les tiroirs et que dans un futur proche notre pays trouvera les voies et moyens pour éviter la fuite des cerveaux en leur garantissant les meilleurs conditions de travail possibles pour servir dignement leur pays d’origine. La diaspora constitue, une force inestimable pour le développement des Nations et par ces temps de fortes émotions footballistiques qui courent, on a pas besoin de loupe pour s’en convaincre, suivez mon regard de Français…

Dunia PASHINGTON

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