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INSSA : Sanata Bamba est la première femme parasitologue

lundi 26 mai 2014, par Administrateur

Sanata Bamba, pharmacienne de formation est rentrée dans l’histoire de l’Institut des Science de la santé de Bobo-Dioulasso (INSSA). Jeudi 08 mai 2014, l’impétrante a soutenu et obtenu sa thèse de doctorat en parasitologie médicale avec en sus la très convoitée « mention très honorable avec les félicitations du jury »

L’école doctorale en parasitologie médicale de l’Institut des sciences de la santé (INSSA) a connu sa première femme Ph.D. Etudiante de la première promotion de cette école doctorale pilotée par le Professeur Robert Tinga Guiguemdé, Sanata Bamba est rentrée dans l’histoire en devenant la première femme parasitologue de l’INSSA. Avec comme thème de thèse :« Diagnostic sérologique et moléculaire de la toxoplasmose humaine et animale à Bobo-Dioulasso », elle a affronté avec brio l’épreuve de la soutenance.

Dans la mesure où après 40 minutes d’exposé et des réponses aux questions des membres du jury présidé par le Professeur sénégalais Oumar Gaye, la très convoitée « mention très honorable avec les félicitations du jury » a couronné ses années d’efforts.

Un travail titanesque

Pour sa thèse de doctorat, Sanata Bamba a mené des travaux de janvier 2011 à Octobre 2013.

Portant sur 596 femmes (dont 290 infectés par le VIH/SIDA), 725 ovins (race des moutons et des brebis) et 315 bovins (bœuf, zébu…), l’étude a été réalisée à Bobo-Dioulasso.

Notons que les professeurs Oumar Gaye du Sénégal, Robert Tinga Guiguemdé, Adrien Mari Gaston Belem, Jacques Simporé et Halidou Tinto du Burkina composaient le jury.

Résumé des travaux du Dr Sanata Bamba

« Les animaux infectés à partir d’oocystes matures de T. gondii, constituent une source potentielle de contamination humaine. Chez l’Homme, la toxoplasmose est en général asymptomatique. Des formes cliniques graves peuvent cependant être observées surtout chez le fœtus lors d’une transmission congénitale ou chez des individus immunodéprimés.

Le présent travail rapporte les données de sérodiagnostic et du diagnostic moléculaire de la toxoplasmose animale, de la femme enceinte et du patient infecté par le VIH/ SIDA.

L’étude s’est déroulée de janvier 2011 à octobre 2013. Elle a porté sur 306 femmes enceintes, 290 patients infectés par le VIH/ SIDA, 725 (386+339) ovins et 315 bovins.

Pour l’étude de la toxoplasmose animale, nous avons conduit trois enquêtes sérologiques dont deux dans le cheptel ovin et une chez les bovins. En outre chez les ovins, une étude moléculaire a été faite en vue du génotypage. L’extraction des ADN à partir des cœurs entiers d’ovins porteurs des IgGanti-T. gondii a été ensuite réalisée à l’aide du kit Qiagen. Ces ADN ont été enfin quantifiés par la PCR en temps réel. Les IgG spécifiques de T. gondiiont été titrées par la technique d’Agglutination Directe Haute Sensibilité (ADHS) chez les animaux et chez l’homme.

Chez l’Homme (femmes enceintes et patients infectés par le VIH/SIDA), les IgM et les IgA ont été recherchées par la technique d’immunocapture. Le test d’avidité des IgG a servi à la datation de séroconversion. Deux tests rapides (Determine® et Genius-II®) ont été utilisés pour la sérologie rétrovirale (VIH).

Chez les ovins, nous avons obtenu 58,8% (227/386) et 28,3% (96/339) de séroprévalence toxoplasmique pour la première et la deuxième étude sérologique respectivement. Le taux d’infection aigue, matérialisée par la détection de l’ADN était de 27,1% chez les ovins. La séroprévalence globale était de 14,3% (45/315) chez les bovins.

Chez la femme enceinte, sur 306 sérums analysés, la séroprévalence globale était de 31% (95/ 306). Nous avons noté trois cas de séroconversion. Cependant, aucun cas de toxoplasmose congénitale n’a été observé.

La séroprévalence des anticorps anti- ToxoplasmaIgG a été de 68,7% vs 33,1% chez les femmes enceintes infectées et non infectées par le VIH respectivement.

Dans la population générale, au total, 290 patients infectés par le VIH/ SIDA ont été inclus. La séroprévalence globale de l’infection toxoplasmique était de 29,3%. Nous avons noté 2,1% et 0,3% des cas de toxoplasmose cérébrale et oculaire respectivement

Nos trois enquêtes sur la toxoplasmose animale indiquent que T. gondiicircule dans le cheptel ovin et bovin de Bobo-Dioulasso et pourrait constituer une source potentielle de contamination humaine. Il y a la nécessité de prodiguer des conseils hygiéno-diététiques aux consommateurs et manipulateurs les plus vulnérables comme les femmes enceintes non immunisées à cause du fœtus et les patients vivants avec le VIH/SIDA.

Par ailleurs, pour l’étude de la toxoplasmose, nos résultats soulignent l’intérêt de la mise en place d’une disposition légale de dépistage et de surveillance systématique de la toxoplasmose gestationnelle.En outre, nos données indiquent une double possibilité de transmission verticale du VIH et de la toxoplasmose au fœtus en l’absence de suivi biologique en période pergravidique, d’où la nécessité d’une surveillance systématique de ces deux infections.

Compte tenu du grand risque de développer une toxoplasmose cérébrale, nos résultats confirment enfin l’importance de la chimioprophylaxie anti-toxoplasmique chez les patients infectés par le VIH et ayant une sérologie toxoplasmique positive. »

Ousséni BANCE

Lefaso.net

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